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Sommaire
Volume 7, no 1
La survie économique à l'ère de l'interculturel

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La survie économique à l’ère de l’interculturel [1]


Bob W. White
Université de Montréal

L’économie mondiale contemporaine crée toutes les conditions possibles pour favoriser une mobilité humaine sans précédent. Dans les métropoles des pays industrialisés, même dans celles déjà marquées par une histoire d’immigration ancienne, se cumule un plus grand nombre de langues, de religions et de nationalités, comme de nouvelles formes d’inégalité sociale et d’exclusion. S’il est vrai que nous sommes entrés dans l’ère de la « super-diversité » (Vertovec 2007), il est aussi vrai que de plus en plus les majorités et les groupes minoritaires vivent dans un système économique à deux vitesses. Force est de constater que les institutions des sociétés d’accueil ne sont souvent pas en mesure de garantir des conditions de base pour les nouveaux arrivants malgré de grandes promesses faites avant leur départ. Ainsi, nombre d’immigrants sont obligés d’accepter des situations de vie qui ressemblent plutôt à la survie.

Immigration, diversité, inclusion

Trois mots clés sont au cœur de ce numéro spécial de la revue Vie économique—immigration, diversité, inclusion — ils mériteraient chacun un numéro spécial, mais dans le respect de l’espace alloué, je vais me limiter à faire quelques mises en garde terminologiques pour situer ces enjeux dans une perspective interculturelle (Emongo et White 2014). Dans le meilleur des mondes, le contact entre les cultures est une source de richesse, autant pour la société que pour les individus, mais la réalité est souvent plus complexe qu’il n’y paraît à première vue.

D’abord, nous savons que dans un pays comme le Canada, et sans vouloir faire de la polémique, tout le monde est immigrant. Au Québec, certains groupes de personnes sont immigrants depuis plus longtemps que d’autres, mais nous sommes tous des immigrants. Ceux qui ont porté l’étiquette d’immigrant avant la Révolution tranquille ont rencontré les Anglais, car ils ont été refusés dans les écoles catholiques et françaises. Les Anglais, avant eux, ont conquis les Français, et les Français, comme les Anglais de leur époque, ont colonisé différentes nations autochtones. Bien sûr dans chacun de ces cas, la migration a eu un sens historique et une temporalité qui lui sont propres. De ceci, il faut comprendre qu’être immigrant n’est pas une catégorie naturelle, mais plutôt un statut accordé par le groupe au pouvoir à un moment historique donné. D’un point de vue interculturel — le champ de recherche qui s’intéresse aux interactions entre les personnes venant d’ailleurs et ceux qu’ils trouvent déjà sur place — on ne peut pas se limiter à l’étude des « immigrants ». Au contraire, il faut chercher à comprendre plutôt les « situations d’immigration », ce qui implique autant la majorité de la société d’accueil que les différentes catégories de minorités (ethniques, linguistiques, religieuses, raciales, visibles et j’en passe…) qui souhaitent trouver une place légitime dans la société.

Une fois cet objet d’étude recadré, il devient possible de parler de la diversité dans les contextes d’immigration. Dans ce cas, la diversité fait référence a quelque chose de très particulier; non plus seulement à l’ensemble des personnes et groupes qui se trouvent sur un territoire particulier, mais à ces groupes de personnes qui viennent d’ailleurs et qui sont, par leur provenance, différents du « nous » qui existe déjà sur chaque territoire. Ce « nous » reste important même à l’ère de la mondialisation parce que tous les êtres humains fonctionnent avec des catégories d’appartenance. Ce mécanisme sur lequel s’est fondée la survie de l’être humain peut servir autant pour consolider des liens à l’intérieur d’un groupe que pour créer des liens avec l’extérieur (dans les termes de Putnam 2007, « bonding » et « bridging »). Alors, quand nous parlons de la « diversité », nous faisons généralement allusion aux personnes qui sont « issues de la diversité », c’est à dire qui ne font pas partie du groupe majoritaire. Plusieurs orientations ou postures existent pour saisir les diversités en contexte pluriethnique (au Canada et au Québec, elles sont pour la plupart pluralistes, voir White et al, 2014). Quelque soit l’orientation favorisée par des politiques ou des personnes, il y a toujours une tendance à imaginer que la diversité se trouve à l’extérieur du « nous », ce qui rend difficile la création d’une culture d’inclusion (à ce sujet voir le livre récent de Jérôme Pruneau, Il est temps de dire les choses, Éditions Dialogue Nord Sud).

La notion d’inclusion prend de plus en plus de place dans les débats publics et dans la conception des politiques du Québec même si cette notion est rarement accompagnée d’une définition claire. Dans la plupart des documents officiels (au niveau fédéral, provincial, municipal, etc.), l’inclusion est maintenant présentée comme quelque chose de positif qui permettrait d’aller au-delà des logiques d’assimilation et d’intégration. Cependant, l’inclusion n’est pas facile à mesurer, non seulement parce qu’elle comprend toujours un aspect subjectif, mais aussi parce que le facteur d’inclusion peut varier selon le contexte et à travers le temps. C’est pourquoi, c’est d’autant plus important de considérer les conditions qui favorisent ou non l’inclusion des personnes et des groupes issus de l’immigration (White et coll. 2014).

Les conditions d’inclusion

Avant de parler des conditions idéales, il faut décrire les conditions réelles dans lesquelles se trouvent les personnes qui décident d’entreprendre « l’aventure sacrificielle » de l’immigration (voir Pierre Serré, ce numéro). Dans son portrait de la situation du logement à Montréal, Xavier Leloup explique que malgré une diversité importante entre les ménages, les immigrants ont des conditions de logement moins favorables que les non-immigrants : un plus bas taux de propriété, du surpeuplement, de l’isolement et des problèmes d’insalubrité inquiétants. Selon Leloup, l’analyse des statistiques sur le logement permet de confirmer certaines hypothèses sur les liens entre l’appauvrissement et l’immigration. Par contre, nous savons que certains groupes d’immigrants accèdent plus facilement à la propriété que d’autres et que les conséquences de cet écart peuvent se répercuter sur plusieurs générations. Il faut alors se questionner sur les conséquences possibles d’un déséquilibre social, du moins à long terme.

Le texte de Gilles Rioux nous explique que la concentration de l’immigration dans les grands centres urbains comme Montréal a des conséquences pour les immigrants eux-mêmes (revenus moyens, taux de chômage, accès au système de santé et des services sociaux), mais également pour la société de façon générale. Son analyse permet de voir non seulement une fracture entre la métropole (où les immigrants ont un taux de chômage plus élevé) et les régions (où il y a une pénurie de main-d’œuvre), mais aussi d’observer des frictions qui existent entre les différents paliers de gouvernement. Par exemple, à l’échelle municipale de Montréal, beaucoup de décideurs et d’intervenants se trouvent coincés entre les principes du multiculturalisme à l’échelle fédérale et ceux de l’interculturalisme à l’échelle québécoise (White et al 2014). Ces contradictions peuvent avoir un impact négatif sur la conception et l’implémentation des programmes d’intégration, mais aussi dans les modèles d’intervention et d’accompagnement. Ce problème joue également au niveau des arrondissements, surtout depuis la période de turbulence engendrée par les fusions et les défusions et de leurs impacts sur l’ensemble du territoire, ne fût-ce que sur le plan fiscal. Selon Rioux et d’autres observateurs, les transferts annuels prévus pour l’accompagnement des nouveaux arrivants par l’Accord Canada-Québec en 1991 restent, par ailleurs, entourés de mystère.

Dans les circonstances actuelles où la pensée néolibérale semble envahir le fonctionnement de nos institutions publiques, nous ne devons pas faire l’erreur de réduire l’analyse de la vie économique à l’emploi, mais il ne faut pas non plus ignorer l’emploi comme un indicateur de la vie économique d’une société. L’analyse de El-Hadji Diaw et Pierre Anctil nous permet de comprendre la différence entre le communautarisme économique et la solidarité intracommunautaire. La question qu’ils posent n’est pas de savoir si certaines communautés ethnoculturelles possèdent une prédisposition « naturelle » ou « culturelle » pour l’entrepreneuriat, mais plutôt de comprendre les mécanismes d’encadrement qui permettent à certains groupes d’immigrants d’accéder plus facilement à un emploi par le contact avec un réseau de solidarité intraethnique. Une analyse anthropologique et historique des pratiques économiques permet de comprendre que les notions de « communauté » et de « solidarité » varient d’une société à une autre et que la signification des mots est souvent transformée par le contexte ou par l’expérience de l’immigration.

Le texte de France Houle démontre que le problème des équivalences professionnelles est plus complexe qu’on pourrait le penser à première vue. Sa discussion sur les Arrangements de reconnaissance mutuelle (ARM) entre la France et le Québec témoigne d’une très grande diversité de pratiques entre les différents ordres professionnels, sans mentionner les différents niveaux d’expertise exigés par l’analyse des compétences en contexte pluriethnique : une situation qui exige des connaissances spécifiques des dynamiques interculturelles dans les contextes organisationnels (Gratton 2012). L’analyse de Houle nous rappelle que la mission principale des ordres professionnels, c’est la protection du public alors que dans le cas des professionnels venus d’ailleurs l’ordre doit démontrer que la mesure imposée au professionnel « est proportionnée en ce sens que ses avantages pour la société en général l’emportent sur ses effets préjudiciables subis par un professionnel en particulier ». Sa contribution permet de comprendre que nous avons besoin d’analyses plus raffinées avant de savoir si les mesures imposées par les ordres professionnels sont discriminatoires.

Les résultats présentés par Véronica Islas et ses collaborateurs expliquent que même les immigrants avec beaucoup de bagages intellectuel et professionnel peuvent sous-estimer l’importance des codes culturels d’une société d’accueil. Cette contribution démontre aussi que la formation en compétences interculturelles — ce qui n’est pas la même chose que les compétences culturelles — facilite systématiquement l’insertion professionnelle et peut aussi avoir un impact sur l’image que les immigrants ont de leur société d’accueil. Le programme de parrainage professionnel décrit dans le texte de Claire Bradet montre les bienfaits d’un processus semblable, celui de l’accompagnement, dans le contexte de l’emploi à la Ville de Montréal. Ce programme a attiré beaucoup d’attention depuis sa création et la contribution de Bradet soutient d’autres recherches qui démontrent que les pratiques de parrainage ou de mentorat donnent de meilleurs résultats que les programmes de sensibilisation interculturelle. Ces programmes sont efficaces parce qu’ils créent des liens de confiance entre les personnes d’origines diverses, mais aussi parce qu’ils créent les conditions qui facilitent la maitrise des codes socioprofessionnels et socioculturels sur le marché du travail.

Il est évident que les enjeux de l’insertion socioprofessionnelle ne se limitent pas à l’obtention d’un emploi. Dans leur texte sur les enjeux de la santé-sécurité du travail, Daniel Côté et ses collaborateurs insistent sur l’importance de regarder les mécanismes de prise en charge après l’obtention d’un emploi qui peuvent mener, ou non, à la discrimination des travailleurs immigrants. L’analyse des interactions est essentielle puisque certains préjugés se développent à partir de situations de contact et ces préjugés (dont certains sont fondés) peuvent mener à de nouvelles formes d’exclusion économique. L’analyse systémique des dynamiques organisationnelles permet de comprendre non seulement l’impact sur les clientèles immigrantes, mais aussi sur les intervenants qui travaillent en contexte pluriethnique. Les politiques managériales de la nouvelle gestion publique donnent des responsabilités additionnelles aux employés, sans pour autant leur donner plus de ressources, et les auteurs ont observé plus de roulement de personnel dans les services où il y a beaucoup de diversité ethnoculturelle. Selon Jorge Frozzini et Danielle Gratton, la précarité dans l’emploi a toujours existé, mais elle est amplifiée maintenant par des modèles néolibéraux qui visent la flexibilisation de l’emploi à partir de l’utilisation systématique du travail temporaire. Selon les auteurs, la normalisation de ces pratiques peut avoir un impact non seulement sur les politiques publiques, mais aussi sur la culture de la gouvernance. Dans une logique néolibérale, les critères décisionnels sont faits pour rendre la vie facile aux entreprises et aux investisseurs du secteur privé, ce qui va à l’encontre des principes démocratiques modernes, notamment la protection du bien commun et la prise en charge des populations vulnérables.

Le rapprochement dans une perspective systémique

Avec l’exception des migrations forcées, l’immigration est d’abord un projet économique, autant pour les individus que pour les États, pour qui l’immigration constitue une réponse aux conséquences des changements démographiques internes : le vieillissement de la population, les pénuries de main-d’œuvre et les taux de fécondité réduits. Cette observation trouve des échos dans plusieurs des contributions à ce numéro spécial (Frozzini et Gratton, Côté et collaborateurs, Rioux). Sans se limiter à des analyses de l’échelle macro souvent associées avec les modèles des sciences économiques, les textes présentés ici donnent une image plus nuancée de la réalité en mobilisant des données ethnographiques dans une perspective systémique. Cette approche ne se limite pas à la critique du « système » (dans le sens des structures et des institutions du pouvoir), mais elle vise à expliquer le fonctionnement du système dans sa totalité, et ce à tous les niveaux (non pas uniquement l’échelle micro et macro). Une approche systémique vise à comprendre comment les différentes échelles et sphères d’action interagissent entre elles, pour mettre en lumière comment l’analyse d’une situation peut varier d’une échelle à l’autre (Gratton, 2012). D’un point de vue systémique, l’analyse des interactions est essentielle puisqu’elle nous permet de comprendre les dynamiques entre les différentes échelles du système. Ainsi, Islas et ses collaborateurs expliquent comment l’apprentissage des codes culturels locaux peut défaire certains effets de discrimination systémique. Côté et ses collaborateurs postulent que les barrières linguistiques et culturelles peuvent avoir un impact direct sur les possibilités de réinsertion professionnelle et que ces barrières affectent certains groupes d’immigrants plus que d’autres. Finalement, Bradet observe que les programmes de formation pour le parrainage permettent de « prendre conscience de son propre regard sur la différence », un geste qui joue à l’échelle individuelle, mais qui a un impact direct sur d’autres échelles dans le système (l’élargissement des réseaux socioprofessionnels, plus d’ouverture dans la hiérarchie organisationnelle, etc.).

Dans son texte sur les enjeux de l’immigration à l’échelle régionale, Rioux parle de l’importance du rapprochement, autant entre immigrants et non-immigrants qu’entre les habitants de la ville et ceux des régions, bien que dans son texte, on ne voit pas encore vraiment quelle forme ce rapprochement pourrait prendre. Le début du texte de Pierre Serré semble donner quelques pistes à cet égard. Pour cela, il part d’un constat assez rare dans les débats sur la diversité au Québec (et qui est pourtant central d’un point de vue interculturel) : les immigrants n’arrivent pas dans le vide « Plus qu’en termes de classes, la société québécoise est divisée sur le plan culturel » nous dit-il à ce propos. Malheureusement, la plupart des immigrants ne sont pas conscients de l’importance des tensions historiques entre anglophones et francophones au Québec, et cela peut créer des préjugés à l’égard des Québécois de ‘souche’. Ceux qui en prennent conscience sont souvent captivés et motivés d’en savoir plus sur ce sujet, mais ils sont peu ou mal servis par un débat où des commentateurs des deux côtés (anglais et français) continuent à vouloir prouver que l’autre a tort. Le texte de Pierre Serré donne des informations intéressantes sur l’apprentissage des langues locales par les personnes issues de l’immigration, mais il n’arrive pas à expliquer les raisons historiques pour la défense de la langue française au Québec — une histoire que les immigrants ont besoin de savoir — et cette posture empêche le rapprochement entre les Québécois et les personnes venues d’ailleurs.

On présume souvent que le contact entre les populations pourrait avoir l’effet de diminuer les préjugés, mais la persistance des trois solitudes au Canada (non seulement entre Canadiens français et Canadiens anglais mais aussi entre tous les Canadiens et les différentes communautés des Premières nations) démontre que le contact ne mène pas nécessairement au Saint Graal du vivre ensemble. La recherche démontre qu’il n’y a pas de consensus sur les apports positifs des contacts entre les groupes (Putnam 2007); certaines études concluent en effet que le contact réduit les préjugés, tandis que d’autres démontrent que le contraire est vrai; nous avons besoin d’études spécifiques et spécialisées pour savoir quand le contact fait effet et surtout comment. De plus, en dehors des préjugés, d’autres facteurs peuvent avoir un impact sur la vie économique des immigrants, par exemple la compréhension des codes sociaux et culturels locaux ou les rapports de force entre les majoritaires et les minoritaires ou encore des conditions imposées par l’avancée de la pensée néolibérale. Le rapprochement entre les peuples est une idée séduisante, mais il n’a pas encore été prouvé que le rapprochement a un impact sur les structures ou sur les conditions matérielles des immigrants ou d’autres personnes marginalisées. L’idée du rapprochement est malheureusement reprise très souvent, et cela jusqu’au point de devenir une caricature de l’approche interculturelle. En fait, c’est probablement le plus grand stéréotype que l’on retrouve à l’égard de l’approche interculturelle et sa prévalence peut nuire à la mise en place des conditions de base requises pour faciliter la communication entre des personnes venant d’horizons différents. Sans la présence de ces conditions, nous risquons de créer encore de nouvelles formes d’exclusion sociale et économique (White et coll. 2014).

Rioux nous rappelle l’importance des valeurs de la citoyenneté dans les démocraties libérales modernes, des valeurs qui sont mises à mal avec les écarts économiques qui séparent les immigrants des non-immigrants : « La pauvreté, l’exclusion de l’activité économique et la marginalisation sociale sont des phénomènes qui affectent les personnes concernées et les empêchent de jouir de leur pleine citoyenneté ». Frozzini et Gratton soutiennent ce regard qui demande de passer de la position du chercheur à celle du chercheur-citoyen : « Une meilleure compréhension des conditions difficiles, voire insupportables, imposées par nos gouvernements à un grand nombre de travailleurs doit nous interpeler en tant que citoyen. » Du point de vue d’une approche citoyenne, la marginalisation des populations immigrantes, dont certaines arrivent à s’en sortir plus facilement que d’autres, devrait non seulement nous interpeler, elle devrait nous inquiéter. S’il est vrai que tous les citoyens sont des citoyens à part entière alors comment se fait-il qu’ils sont de plus en plus nombreux à être englués dans une logique de survie économique?

Bibliographie

Emongo, Lomomba et Bob W. White. (eds). 2014. L’interculturel au Québec. Rencontres historiques et enjeux politiques. Presses de l’Université de Montréal.

Gratton, Danielle. 2012. Préoccupations et attentes en réadaptation physique dans des contextes pluralistes : vers un cadre théorique interculturel. Montréal : Département d’anthropologie, Université de Montréal

Putnam, R.D. 2007. E Pluribus Unum: Diversity and community in the twenty-first century. Scandinavian Political Studies, 30, 137-74.

Vertovec, Steven. 2007. « Super-diversity and its implications », Ethnic and Racial Studies, vol. 30, no 6, p. 1024-1054.

White, Bob W., Danielle Gratton et François Rocher. 2015. Les conditions de l’inclusion en contexte interculturel. Mémoire présenté à la commission des relations avec les citoyens, ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion.

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[1]  L’auteur aimerait remercier Gilles Rioux et Danielle Gratton pour leurs commentaires sur une version préliminaire de ce texte.

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Immigration, diversité et inclusion : où en sommes-nous ?
novembre 2015
Ce numéro de la Revue vie économique vise à engager un débat public sur la cohérence de l'action en matière d'immigration. Il ouvre cette tribune à un ensemble de chercheurs et de praticiens de divers horizons qui ont réfléchi à ces enjeux. Nous avons regroupé leurs contributions sous trois grands thèmes : l'emploi et les conditions de travail; territoire et conditions de vie; des initiatives d'insertion.
     
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